Un arpentage pour échanger autour d’un bouquin

VENDREDI 28 avril 2017 – 20H30 – BAR DE L’AMICALE LAÏQUE DE LA MONTAGNE

L’arpentage, ou comment s’approprier rapidement un ouvrage d’apparence complexe ! L’arpentage est un outil d’éducation populaire qui invite une assemblée à une lecture collective d’un ouvrage de sciences humaines. Son but est de parvenir, en un temps limité (2-3 heures), à « débroussailler » cet ouvrage en mettant en commun les connaissances, les idées et les intuitions des participants. Dans un arpentage, on commence par « déchirer » le livre en plusieurs parties ; on se répartit ces différentes parties, on les lit et on en cause ensemble, à la bonne franquette, autour d’un verre ! Attention : il n’est pas nécessaire de connaître l’ouvrage avant de l’arpenter, il est même préférable de ne pas l’avoir lu !

Pour cet arpentage, c’est à « La comédie humaine du travail », ouvrage signé Danièle LINHART, que nous nous attaquerons. Danièle LINHART, sociologue du travail, analyse en quoi la logique du management moderne n’est pas si éloignée de celle du taylorisme. Dans les deux cas c’est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l’idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s’organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l’expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c’est nier le fait qu’au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l’envahissement de leur vie personnelle.

Alors, tenté-es pour vivre une expérience d’arpentage ? Alors vous serez les bienvenus le vendredi 28 avril prochain, à 20H30, au bar de l’ALM pour vivre un atelier d’arpentage.

Fete Humanite 2015- AGORA- Université populaire – Daniele Linhart – Photo Patrick Nussbaum